Dans les champs de l’espoir – Reportage sur une mission d’enquête de terrain

2026-08-10 19:53

Le 6 août 2026, à l’invitation du Président Directeur Fondateur de l’Université Aube Nouvelle, l’Ambassadeur de Chine au Burkina Faso, ZHAO Deyong, a conduit des diplomates de l’ambassade en visite d’étude et d’inspection à la ferme universitaire.

En cette pleine saison estivale, le soleil brûlant du Burkina Faso darde ses rayons sur la terre. Entre conditions climatiques extrêmes et méthodes culturales traditionnelles, la production agricole locale est confrontée depuis longtemps à de sérieux défis. Pour ce pays dont l’agriculture constitue la principale source de subsistance, chaque parcelle de verdure est le fruit d’un labeur acharné, et chaque récolte porte l’espoir d’une vie meilleure. À l’entrée de la ferme, de vastes champs de maïs, quelques étangs piscicoles, une zone d’élevage et un atelier de transformation de farine de maïs en composent les principales installations. Dans un Burkina Faso aux bases agricoles fragiles et aux moyens de production limités, cette ferme incarne les aspirations des populations locales à améliorer leurs conditions de production et à accroître les rendements céréaliers, tout en portant l’espoir d’un avenir plus radieux.

L’atelier de transformation de farine de maïs a constitué l’un des temps forts de la visite. De grands équipements chinois, prêts à être mis en service, équipent entièrement la chaîne de production, conçue avec des technologies et des machines chinoises. Une fois opérationnelle, elle pourra traiter quotidiennement plus d’une centaine de tonnes de maïs. Les techniciens ont décrit avec précision le tableau des récoltes à venir : des camions chargés de maïs arriveront des champs à l’usine, où le grain sera nettoyé, décortiqué, broyé et tamisé pour donner une farine de maïs de qualité constante, destinée à des marchés toujours plus larges. Pour l’agriculture locale, cet atelier ne représente pas seulement un gain en capacité de transformation, mais aussi un maillon essentiel dans l’allongement de la chaîne de valeur et l’augmentation de la valeur ajoutée des produits agricoles.

Le développement agricole moderne ne se résume jamais à une simple hausse de la production ; il exige une action coordonnée sur toutes les étapes – semis, transformation, stockage, transport et commercialisation – afin de convertir les richesses de la terre en moteur de développement. Un atelier de transformation, si modeste soit-il dans la chaîne, relie les champs au marché, tout comme il connecte l’innovation technologique à l’amélioration des conditions de vie. À mesure que davantage d’équipements et de savoir-faire chinois sont déployés sur le terrain, le potentiel agricole local ne cessera de se révéler, et les objectifs du Burkina Faso en matière d’autosuffisance et de sécurité alimentaires bénéficieront d’un soutien toujours plus solide.

À l’extérieur de l’atelier, vingt-cinq hectares de maïs poussent vaillamment sous le soleil ardent. Les experts agricoles chinois dans le cadre de l’aide au Burkina et le personnel de la ferme échangent dans les champs sur l’état des cultures et les pratiques culturales récentes. À côté des parcelles de maïs, plusieurs étangs piscicoles, des porcheries et un poulailler composent le périmètre principal de la ferme, qui remplit à la fois une mission de production agricole et une fonction de terrain d’apprentissage pratique pour les enseignants et étudiants des établissements locaux.

L’agriculture est une science pratique, mais aussi une œuvre de longue haleine. Les équipements peuvent être importés, les techniques peuvent être transmises, mais ce qui permet véritablement un développement agricole durable, ce sont les dynamiques internes que sont le renouvellement des idées, le renforcement des compétences et la formation des talents. Depuis quelques années, la coopération agricole sino-burkinabè ne cesse de s’approfondir : les experts techniques chinois se rendent sur le terrain pour mener avec les populations locales des cultures de démonstration, des conseils techniques et des échanges d’expériences. Ces travaux communs, ces rencontres techniques successives, ont permis à la coopération de gagner en profondeur et ont fait acquérir à un nombre croissant de Burkinabè, par la pratique, des connaissances en agriculture moderne, accumulant ainsi des forces pour une autosuffisance et un développement agricole durable.

À l’issue de la visite, tous se sont réunis pour un échange de points de vue, de suggestions et d’idées sur la coopération, dans une atmosphère détendue et sincère qui a permis de dégager un large consensus. Tous ont estimé que l’agriculture constitue un secteur majeur de la coopération pragmatique sino-burkinabè, ainsi qu’un lien essentiel pour l’amélioration des conditions de vie et la promotion d’un développement partagé. Ces dernières années, la Chine a activement partagé son expérience en matière de développement agricole, promu la culture du riz hybride, du mil et de l’herbe à champignons, et fourni, dans la mesure de ses moyens, une assistance technique et des équipements, contribuant ainsi à renforcer les capacités de production agricole et le niveau d’autosuffisance alimentaire du pays. À l’avenir, les deux parties continueront d’approfondir leur coopération agricole, afin que ses fruits s’enracinent au niveau local et bénéficient aux populations, insufflant une nouvelle dynamique à la modernisation agricole du Burkina Faso.

De la visite des champs aux échanges en assemblée, tout ce que l’on voit aujourd’hui raconte le même thème : l’espoir et l’avenir. Debout dans ces champs de l’espoir, on ne perçoit pas seulement la vigueur des cultures qui poussent, mais aussi les vastes perspectives du développement agricole moderne du Burkina Faso, les riches fruits que ne cesse de porter la coopération agricole sino-burkinabè, et l’avenir prometteur d’une marche commune vers le progrès et le développement partagé entre nos deux pays.